mercredi 28 novembre 2012

EVENEMENT


Il y a eu ce mercredi 21 novembre de l’an de grâce 2012 à la chapelle Notre Dame des Pauvres de Vandœuvre, une cérémonie  spéciale avec une note  toute particulière. Heureuse coïncidence dirait-on car le jour même où l’Eglise notre Mère fait mémoire de la présentation de la Vierge Marie, le Christ, lui décide de venir demeurer ici dans  cette petite chapelle ; qui s’est vue trop étroite pour contenir le peuple de Dieu venu en masse. Et qui mieux que le vicaire générale du diocèse de Nancy et Toul pour présider une telle Eucharistie.                                              Dans son homélie, le Père Jean Michael MUNIER nous amènera d’abord à revoir la place de Marie dans l’Eglise et pour chacun. Et en cela, il reprendra cette maxime de Benoit XVI : « Tout est venu du christ même Marie ; tout est venu par Marie même le Christ ». Le rôle de Marie comme médiatrice et servante s’est vu dégagé, ou comme le dirait St Benoit « l’aqueduc de la grâce ».
Après l’homélie, la messe s’est poursuivie normalement jusqu’à la mise en place des Saintes Espèces dans le nouveau tabernacle. Et désormais, les frères TM en premiers, et les autres fidèles peuvent d’adonner à l’adoration sans modération.
Il y avait évènement car on est parti de Metz, de Villiers, de Houdemont, de Nancy et bien entendu de Vandœuvre.  Tous étaient contents et nous croyons surement que ce fut un autre évènement que la Vierge Immaculée notre Mère a gardé dans son cœur.                                                                                                                                                                                                                     KELO SERO

Tous serviteurs de la Joie de Jésus Christ


C’est la rentrée et l’année qui s’est ouverte devant nous, promet déjà d’être riche en évènements! Les évènements comme l’anniversaire de l’ouverture du Concile Vatican II (50ans), celui du catéchisme de l’Eglise catholique (20ans), l’ouverture de l’année de foi, la démarche du Diaconia  2013; mais aussi le plus grand voulu par Dieu dans la Famille Missionnaire Donum Dei en général et de la branche des Travailleurs Missionnaires de l’Immaculée en particulier, c’est celui de voir germé le grain jeté en terre par Dieu à travers la main de son humble serviteur, le Père Marcel Roussel Galle et de son étendu dans des horizons nouveaux.
En effet, une nouvelle mission vient d’être confiée à la jeune branche des Travailleurs Missionnaires de l’Immaculée, qui jusque-là était basée sur Lisieux, par Monseigneur Jean Louis PAPIN, évêque du Diocèse de Nancy et Toul. Cette mission vient actualiser une des dimensions de la spiritualité du Père Marcel Roussel Galle, fondateur de la FMDD, qui est son aspect marial. Sa grande dévotion mariale l’entrainait à faire de toutes les Eau Vive, la demeure de la Sainte Mère de Dieu ; avec la phrase : « Sainte  Vierge des Pauvres, conduisez-nous à Jésus Source de la Grâce ». Son désir n’a jamais cessé d’être complice avec la Très Sainte Vierge à conduire les âmes à son Fils Jésus. Alors, en tant que tous serviteurs de la joie que le Christ nous donne, les Travailleurs Missionnaires sont heureux de répondre à l’invitation de Monseigneur PAPIN à l’animation à la vie spirituelle de cette petite Chapelle de La Vierge des Pauvres. Accueillis chaleureusement d’abord pour une session de formation de trois jours avec l’ensemble des animateurs pastoraux du diocèse, ceux-ci ont fait leur installation définitive auprès de la Bonne Mère le 16 Septembre d’abord avec deux frères et tout le reste (quatre) le 02 octobre.
Venus de  divers horizons ( Burkina Faso, Cameroun, Vietnam ), ces Travailleurs Missionnaires de l’Immaculée ont  accepté entrer par « la porte de la foi (Porta Fidei) qui introduit à la vie de Communion avec Dieu,   avec les hommes ; cette porte qui permet l’entrée de l’Eglise, pour se laisser modeler  par la grâce de la Parole de Dieu reçue et annoncée. Traverser cette porte implique donc de s’engager sur un chemin qui dure toute la vie. » (Porta Fidei N° 1)
Et nous voici introduit dans un nouveau « épisode évangélique », dit le Pape Benoît XVI, des Pèlerins d’Emmaüs, le fameux chemin du Seigneur avec ces deux disciples, qui sont un peu une image du monde agnostique d’aujourd’hui.
Mais les Travailleurs Missionnaires de l’Immaculée  veulent assumer avec toutes responsabilités, cette dimension publique du croire, annoncé par l’Eglise au jour de la Pentecôte. Ainsi, en se laissant conduire par l’Esprit Saint, car c’est « le don de l’Esprit Saint qui habilite à la mission et fortifie notre témoignage, le rendant franc et courageux » (Porta Fidei N° 10), les Travailleurs Missionnaires de l’Immaculée s’engagent avec zèle au service des hommes dans les paroisses, l’enseignement, la formation, la catéchèse et à leur entourage, pour aimer et faire aimer Jésus, par Marie, à la suite de Thérèse, de Saint François de Sales et des Saints du Carmel.  
                                                                                                              Théodore KPODA

dimanche 18 novembre 2012

Homophobe et extremiste... ou pas ?


Chant de Cygne ou fausse note ?

Il est, certes, vrai, que la fiction nous éloigne bien souvent de la réalité et nous plonge dans l'univers, somme toute imagé, de nos désirs et de nos rêves. Il parait donc normal qu'à bon droit l'on se  demande ce qu'aurait vraiment pu être ce monde si l'homme, par son génie, n'avait contribué  à faire de lui ce qu'il est aujourd'hui. Toutefois, la force créatrice de l'intelligence et l'infinie potentialité de l'imaginaire humain peuvent-elles vraiment être érigées en unique mesure de tout progrès humain et social?
Sophocle faisait déjà remarquer  dans la tragédie Antigone, combien, de toutes les merveilles de la nature, l'Homme demeurait la plus accomplie en valeur absolue. Mais de quel Homme s'agit t-il?  L’Homme  à la mesure du relativisme, ou l'Homme à la mesure du précieux don de l'humanité dont il est à la fois le récipiendaire et garant.
Les lois et les règlements, au nom d'un  certain  positivisme juridique, peuvent toujours légitimer telle ou telle coutume que la mode sociale impose comme un progrès, mais seul l'homme est capable de reconnaître, ou pas,  leur valeur humaine. En effet, la faculté de juger est un don qui impose à l'homme une immense responsabilité (Si 14, 15). Est.-ce vraiment un progrès quand la loi érige certaines pratiques, comme l'avortement, en droit humain, alors même que, par cet acte, on enlève à un foetus le droit, ou, pour être minimaliste, la chance de naître?
Est-ce vraiment un progrès humain de faire croire à des enfants innocents  qu'il est normal d'avoir deux géniteurs de même sexe alors qu'on connaît les troubles que supportent les enfants nés sous X. Est-ce vraiment un progrès de légiférer sur l’institution matrimoniale pour permettre à des duo de même sexe d'en revendiquer les mêmes droits? Madame Bidule et Michu peuvent former un duo fondé sur l'affection réciproque ! C'est une situation de fait qui transformée en union de droit viendrait nier le sens effectif de la complémentarité affective et de la différence sexuelle entre l'homme et la femme. Il ne s'agit pas d'une position religieuse mais d'un fondement anthropologique intranscurable de notre société. Il est plus que jamais temps que nous réalisions que l'homme n'est pas la mesure de toute chose.
La figure mythique de Prométhée a disparu de nos mémoires mais l'ombre de sa présence continue à hanter le quotidien du commun des mortels. Notre quête de progrès serait-elle devenue nostalgie d'un passé ignoré, ou simple préoccupation pour un présent marqué par la décrépitude de la raison et d’un futur  grevé d'un manque d'Espérance? L'horizon de la Vérité semble s'être éclipsé et pour nous éclairer, il manque cruellement de sages. Le chant du Cygne (expression de la véritable Sagesse) est devenu une exception au milieu d'une cacophonie de fausses notes qui bercent nos tympans  et endorment nos pauvres intelligences naturellement portées vers la Sagesse qui sait cueillir dans le réel, au delà de l'idéel, ce qu'il a de plus Réel.
"Plus que toute autre, notre époque a besoin d’une telle sagesse, pour humaniser ses propres découvertes, quelles qu’elles soient. L’avenir du monde serait en péril si elle ne savait pas se donner des sages."(Gaudium et Spes n°15) 
                                                                                                                                 TM D

dimanche 28 octobre 2012

Qu'un feu embrase le monde...

Dans l'éternel présent de Dieu

Les apophtegmes ne sont pas l'apanage ou mieux la chasse gardée des Pères du désert et, peut-on le dire, à chaque époque ses apophtegmes. Nous avons porté comme un Credo cette antienne "qu'un feu embrase le monde" pendant de longues années. Pour ceux d'entre nous qui depuis près d'un demi siècle l'ont entendue et qui l'entendent encore, cela peut paraître assez rébarbatif; pourtant, l'antienne garde encore toute son actualité.

Certainement le Père Roussel n'avait en rien nourrit l'espoir( lorsqu'il pronçais ces paroles) de joindre au labeur si délicat des sapeurs pompiers un autre bien plus complexe, celui de sauver le monde dévasté par les flammes d'un feu se propageant sans limite du Levant au Couchant, et du Nord jusqu'au Midi. Curieux paradoxe à mettre en évidence puisque tout au contraire, les flammes et de manière plus précise la Flamme dont il est ici question a vocation à embraser le monde sans le détruire, à le sauver du plus malicieux des pyromanes tout en marquant de son sceau le plus valeureux des pompiers.
Ce désir prophétique et clairvoyant sur l'urgence et l'essence de la mission prend aujourd'hui une signification particulière. En effet, lors de la première congrégation Gènérale de l'assemblée du synode sur la nouvelle évangélisation pour la transmission de la foi, le Pape BENOIT XVI n'a pas hésité à rappeler que:

 "La foi doit devenir en nous une flamme de l’amour, une flamme qui allume réellement mon être, devient une grande passion de mon être, et allume ainsi mon prochain."
 Voilà la nouveauté à introduire dans l'annonce de l'Evangile. Annonce dans la quelle Amour et Vérité dans une élégante symbiose se rencontrent pour être au service de tout l'Homme dont la figure du Christ demeure non seulement l'Icône mais aussi et surtout le Sommet indépassable. En effet la rencontre avec le Christ   transfigure et, de façon significative," le feu de sa présence, la nouveauté de son être avec nous, devienne réellement visible et force du présent et de l’avenir." Lorsque pour ainsi dire prend vie en nous l'amour de Dieu présent en nos coeurs par le don de l'Esprit Saint (Rm 5,5) , il transfigure vraiment notre charité qui,  en illuminant notre prochain peut devenir prémice et ferment de la transmission de l'Evangile.

Dans son homélie pour la clôture du Synode le pape rappelle  à juste titre que le Christ "Lumen Gentium", est en même temps "la flamme vive qui donne lumière et chaleur à toute la maison". Une prophetie appeler à prendre vie dans l'aujourd'hui de Dieu. Puisse son emprunte nous rendre témoins crédibles de la Vérité qu'il nous apporte lui qui a dit de lui-même qu'il était et demeure d'ailleurs, "le Chemin la Vérité et la Vie"                                                                           
                                                                                                                               TM D



jeudi 18 octobre 2012

Les Travailleurs Missionnaires au Cameroun

Pour un esprit peu avisé, le départ des Travailleuses Missionnaires de la terre camerounaise, qui eut lieu en 2007, pouvait signifier le départ de la Famille Missionnaire Donum Dei ! La réalité est tout autre ; cette Famille spirituelle était bien enracinée en terre camerounaise à travers ses fraternités et leurs membres des quatre coins du Cameroun. Elle l’est encore aujourd’hui. Le départ des Travailleuses Missionnaires ne pouvait donc en aucune façon éteindre la flamme d’Amour qui y avait été allumée15 ans plutôt ; c’est une flamme qui doit embraser tout le Cameroun. C’était l'un des plus profond désir  de notre Père Marcel Roussel :  

« que le feu d’Amour embrase le monde ! ».
  A côté de cette réalité des fraternités Donum Dei, un peu avant le départ de nos sœurs, une autre semence était jetée en terre camerounaise : les Travailleurs Missionnaires. Peut être avez-vous l’habitude d’entendre parler des Travailleurs Missionnaires de Lisieux, de leur Communauté-Mère, et des nouvelles missions rattachées à cette première. Etant de différentes nationalités, les Travailleurs Missionnaires arrivent à Lisieux en provenance de leurs pays d’origine respectifs ou en passant par les pays voisins de ces derniers. C’est dans ce cadre que quelques jeunes garçons, animés d’un ardent désir de servir le Christ en tant que Travailleurs Missionnaires, reçoivent leur formation initiale au Cameroun. 

Puisque la branche des TrM, entendez Travailleurs Missionnaires, est encore trop jeune pour avoir ses propres formateurs sur place et ses propres structures de formation au Cameroun, les jeunes sont accueillis et formés par les Pères Carmes avec qui nous partageons la spiritualité. Cette année (2012-2013), nous sommes quatre TrM au Scolasticat Notre-Dame du Mont-Carmel situé à Yaoundé : David, Eric, Gaspard et Joël. Comme les Pères Carmes ne peuvent pas accueillir un grand nombre des TrM, nous bénéficions aussi de la bienveillance des Pères de la Congrégation de la Mission (cm) (les Vincentiens ou Lazaristes), qui ont accepté d’héberger l'un de nous durant ses années de philosophie, il s’agit de Rigobel. Nous constituons donc une petite équipe bien unie de cinq avec deux nationalités (rwandaise et camerounaise).

 A côté des différentes activités communautaires et des études pour certains, nous nous engageons aussi auprès des fraternités Donum Dei, et nous orientons d’autres jeunes qui veulent nous rejoindre (pastorale des vocations). Ils sont nombreux, ces jeunes, à frapper à notre porte ! Nous prions toujours le Maître de la Moisson de se choisir les ouvriers selon son cœur pour sa moisson et pour sa maison !  
                                                                                        N. Gaspard.

mardi 9 octobre 2012

La Charente nous accueille, Bassac nous héberge !


              La Mission que nous confie Mgr Dagens 

  

 

Nous n'avons pas encore pris le temps de vous parler, comme nous l'avons fait pour Nancy, de notre nouvelle fondation en Charente dans le cadre magnifique de l'abbaye de Bassac. 

 

BassacEn effet, depuis le 21 septembre dernier, trois frères Travailleurs Missionnaires dont et l'un du Viêt Nam deux du Pérou ont commencé une expérience de vie fraternelle et missionnaire à Bassac dans le Diocèse d'Angouleme.

 L'accueil qui nous a été réservé à Bassac a été plus que chaleureux et, les frères qui habitent l'ancien presbytère tout près de l'abbaye s'y plaisent bien à mesure que le temps s'écoule. Pour que le départ de ceux que nous aimons appeler les "pères fondateurs" du renouveau de l'abbaye de Bassac, les frères Missionnaires de sainte Thérèse ne   crée pas un vide spirituelle dans ce haut lieu, Monseigneur Dagens a fait appel à nous pour que dans un premier temps nous prolongions par continuité l'oeuvre spirituelle et missionnaire que la présence et la fidélité des frères Missionnaires de sainte Thérèse ont contribué à établir là bas. 

Lors de la messe du 30 septembre en l'honneur de Sainte Thérèse l'évêque a solennellement accueilli notre petite fraternité dans son diocèse tout en posant ce qu'il a appelé dans son blog personnel les "jalons pour l'avenir de Bassac.  "Ces jalons sont simples et clairs. Ils balisent la route pour les mois et les années à venir à partir de ce 30 septembre 2012, où nous fêtons sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus à Bassac

1.      Au-delà de tous les obstacles, il est certain que l’abbaye de Bassac, en Charente, a de l’avenir.
2.      Elle bénéficie de toute l’œuvre accomplie par les Missionnaires de sainte Thérèse, fondés ici en 1947, par le Père MARTIN, à côté des reliques de sainte Thérèse. 
      3.      Cette œuvre va se poursuivre, avec des éléments nouveaux:   

la venue d'une petite communauté de Travailleurs Missionnaires de l'Immaculée, venant de Lisieux, qui exerceront à Bassac leur charisme d'hospitalité, de fraternité et de prière."

 Plusieurs autres entités locales et regionales travaillerons pour la restauration des bâtiments tandis que "L’association des Amis de l’abbaye de Bassac veillera, en relation avec la commune de Bassac et le doyenné de Jarnac, à tout ce qui concerne la réalisation de ce projet" qui à n'en point douter s'inscrit dans le cadre de la Nouvelle Évangélisation. Pour le moment les frères se forment humainement et professionnellement dans l'attente joyeuse de voir l'abbaye resplendissante de sa nouvelle parure.

Nous rendons grâce au Seigneur remerciant Monseigneur de nous avoir confié cette Mission. Merci aussi aux amis et tous ceux qui nous soutiennent. Une fois les travaux terminés nous serons très heureux de vous y accueillir pour un temps spirituel, convivial, fraternel et même familial ! En attendant notre présence orante est la garantie que Seigneur Continuera à être loué dans cette oasis de grâce.


jeudi 4 octobre 2012

Je voudrais parcourir le web...

Lorsque les photos volées à l'intimité d'une duchesse font les choux gras d'une certaine presse, les réseaux sociaux s'en emparent et les répandent sur la toile à une vitesse qui dépasse toute logique! On en vient à se demander quelle nouveauté et quel progrès humain peuvent bien nous apporter la nudité d'une personne quand on sait qu'Adam et Eve dans leur condition originelle étaient nus? Certes la nudité est à la fois l'expression de la dignité de la personne et de sa pauvreté, en ce qu'elle manifeste non seulement ce qu'elle a d'imprescriptible  mais aussi ce qu'elle est vis-à-vis de Dieu. Derrière la propension au dévoilement de la personne  sur la toile y a-t-il une quête réelle ou une simple recherche du sensationnel ?  En choisissant  pour la prochaine journée mondiale des communications sociales le thème « Réseaux Sociaux : portes de vérité et de foi ; nouveaux espaces pour l'évangélisation », le pape Benoît XVI a voulu nous inviter à parcourir ce nouvel espace, pour en faire un lieu où l'homme trouve une réponse adéquate aux interrogations existentielles qui le traversent et  y apporter une " humanité de surcroît " parce que l'homme est et restera toujours "la route de l'Église."
 
"Je voudrais parcourir la terre...", ainsi s'exprimait la sainte patronne des missions, Thérèse de l'Enfant Jésus, dont nous avons à l'aube de ce mois d'octobre célébré la mémoire liturgique. Ces quelques mots tirés de l'une des plus belles pages par elle tracées (manuscrit B 3 r°) viennent rappeler l'urgence de l'annonce de l'Evangile. Si Thérèse désirait tant parcourir la terre pour  planter sur le sol des infidèles la croix glorieuse du Christ, c'est bien parce qu'elle était convaincue de sa vocation d'apôtre et de la nécessité de faire parvenir sans exception aucune, la Bonne Nouvelle à tous les hommes.
Nous sommes aujourd''hui tous héritiers de son engouement pour l'annonce de l'Evangile "dans les cinq parties du monde et jusque dans les îles les plus reculées" selon le recommandation du Seigneur "allez ! De toutes les nations faites des disciples..." (Mt 28,19).  Le véritable disciple révèle à l'homme la pleine mesure de son humanité et la vérité ultime sur lui-même. Évangéliser n'est donc pas un endoctrinement mais plutôt un dialogue qui porte à la lumières des vérités qui pour mille et une raisons sont parfois cachées soit parce qu'elles ne nous intéressent pas hic et nunc, soit parce qu'elles bousculent ce qu'on peut appeler notre confort quotidien, nos habitudes. Évangéliser c'est d'abord dialoguer avec l'humanité afin que chaque homme saisisse combien la Vérité n'est point un Idéal abstrait mais une Personne qui par amour nous, nous a rejoint dans ce que nous avons de plus humain. Constatant en son temps la fracture entre le Créateur et sa créature, l'Abbé Roussel Galle de manière lumineuse, exprimait ainsi le sens de l'apostolat et de la mission : "entre l'humanité Dieu, rétablir le dialogue voilà l'apostolat missionnaire..." En réalité,
En vertu de leur dignité, tous les hommes, parce qu’ils sont des personnes, c’est-à-dire doués de raison et de volonté libre, et, par suite, pourvus d’une responsabilité personnelle, sont pressés, par leur nature même, et tenus, par obligation morale, à chercher la vérité, celle tout d’abord qui concerne la religion. Ils sont tenus aussi à adhérer à la vérité dès qu’ils la connaissent et à régler toute leur vie selon les exigences de cette vérité. (Humanae Dignitatis n° 2)
Il nous revient d'offrir à ceux qui sont disposés cet espace de dialogue afin d'établir un véritable pont entre la foi la raison. Dans tous les cas, la vertu de religion est une composante absolument irremplaçable de la nature humaine que viennent perfectionner  la Foi l'Espérance et la Charité.
Nous voulons parcourir le web afin de rejoindre, si possible comme à tâtons, le monde entier ! Mais seulement trouverons nous des compagnons de route pour cette passionnante aventure?
                                                                                                                                      TM D